Les maladies ne sont pas la seule cause de dépérissement. Une ancienne taille sévère laisse souvent de grosses plaies que l'arbre recouvre mal. L'humidité pénètre dans le bois exposé, puis des champignons lignivores dégradent progressivement les tissus internes. De l'extérieur, le tronc peut conserver une couronne verte alors que sa résistance mécanique diminue. Les rejets formés autour d'une coupe ancienne poussent vite, mais leur insertion reste faible. Vingt ans plus tard, ces axes lourds deviennent parfois les premiers points de rupture.
Le contrôle recherche les bourrelets incomplets, cavités, fissures, rejets serrés et fructifications au pied. Nous distinguons une atteinte localisée, compatible avec un suivi et une réduction, d'une dégradation généralisée qui rend l'arbre dangereux. La taille ne guérit pas un bois déjà pourri. Elle peut toutefois réduire la charge et prolonger raisonnablement la conservation d'un sujet lorsque l'ancrage et le tronc restent suffisants. Si le risque ne peut plus être ramené à un niveau acceptable, l'abattage devient nécessaire. Cette décision s'appuie sur des défauts observables, la cible située dessous et les possibilités de repli, pas sur la seule présence d'un champignon. Un arbre ancien mérite un diagnostic précis avant toute coupe irréversible, surtout dans un parc ou un jardin où son ombre et son rôle paysager comptent.